Author Topic: Paul-Jean Toulet  (Read 925 times)

Frederique

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Paul-Jean Toulet
« on: 27 May, 2011, 11:25:01 »
Paul-Jean Toulet (5 June 1867, Pau, Pyrénées-Atlantiques - 6 September 1920) was a French poet. He was a descendant of Charlotte Corday, and son of a wealthy man living in Mauritius. He was most famous for his opus describing La vie parisienne.

In France, he is famous for a book of verse, Les Contrerimes, published after he was dead, but many pieces of it were incorporated in his novels, or published in literary magazines, from 1910 to 1914. He was also taken as a model by a minor poetic movement, the "fantaisists". He said: "When two men who have read Jean Paul Toulet meet (usually in a bar), the immediately imagine it's a certain form of aristocracy." (Bergier, Pauwels, The Morning of the Magicians, II)[…]



Paul-Jean Toulet

Poems published in Translatum:
« Last Edit: 27 May, 2011, 11:41:57 by Frederique »
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Frederique

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Paul-Jean Toulet, Rendez-vous ce jour-là...
« Reply #1 on: 27 May, 2011, 11:26:16 »
Paul-Jean Toulet, Rendez-vous ce jour-là...

dans l’allée d’arbres verts « où personne ne va ».
J’avais d’avance averti le cocher (landau de louage,
Un peu fané) : Stoppez à gauche en dehors du passage.
Un prêtre seul, lisant son bréviaire, était là.

Et le quart de l’heure promise n’avait tinté pas encore
Au collège voisin que sonnèrent ses pas et fleurirent ses yeux.
La voiture s’était ébranlée ; déjà je tâchais de mon mieux
À voiler les carreaux, maudissant ces vieux stores que nul ne restaure.

Mais toujours l’un d’eux s’envolait. De vagues passants alors
Béaient le long des chemins, à voir nos lèvres unies.
Cependant l’amie aux longs cils me jurait des amours infinies :
« Je vous aime, sûr », disait-elle ; et certes, de tout son corps.

Et, si je n’avais pas peur de rimer des maximes banales,
Je dirais que serment de femme est plus vain que neige au soleil :
Que le sage brave Circé, ses bras aux serpents pareils,
Son parfum, l’hippomane même, qu’épand la folie des cavales.


Source: Paradis des Albatros
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Paul-Jean Toulet, Quelquefois...
« Reply #2 on: 27 May, 2011, 11:28:51 »
Paul-Jean Toulet, Quelquefois...

Quelquefois, après des ébats polis,
J'agitai si bien, sur la couche en déroute,
Le crincrin de la blague et le sistre du doute
Que les bras t'en tombaient du lit.

Après ça, tu marchais, tu marchais quand même ;
Et ces airs, hélas, de doux chien battu,
C'est à vous dégoûter d'être tendre, vois-tu,
De taper sur les gens qu'on aime.



Source: Poésie Française / Les grands classiques
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Paul-Jean Toulet, Toi qu'empourprait
« Reply #3 on: 27 May, 2011, 11:37:52 »
Paul-Jean Toulet, Toi qu'empourprait

Toi qu'empourprait l'âtre d'hiver
Comme une rouge nue
Où déjà te dessinait nue
L'arôme de ta chair ;

Ni vous, dont l'image ancienne
Captive encor mon coeur,
Ile voilée, ombres en fleurs,
Nuit océanienne ;

Non plus ton parfum, violier
Sous la main qui t'arrose,
Ne valent la brûlante rose
Que midi fait plier.



Source: Poésie Française / Les grands classiques


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